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Au Maroc, la tannerie est certes une activité ancestrale, mais elle se modernise rapidement. Quelques-unes seulement sont restées fidèles à la tradition. Mais la pratique artisanale est en perte de vitesse : plus rentables et beaucoup plus compétitives, les tanneries modernes utilisent des produits chimiques, plus efficaces que les matières naturelles. Mais la productivité a un énorme coût écologique. A Fès, le fleuve Sébou, faisant office de déversoir pour les déchets industriels, est extrêmement pollué. Même si la soixantaine de tanneries modernes fournissent un réservoir d’emploi substantiel pour Fès, les autorités devraient réagir quant à l’impact dévastateur de ces usines sur l’environnement local. Le Maroc a lancé le Programme National d’Assainissement Liquide, un projet qui vise à réduire la pollution de 60% d’ici 2020. Pour les tanneries, il ne s’agit point de fermer les usines, mais d’accélérer la mise en place des stations de traitement des eaux usées. Dix-huit tanneries de Fès procèdent déjà à la conservation de leurs eaux usées, pour les acheminer vers une station de déchromatation.
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